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Machpro 748a 31/09/01 |
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Rentabilité selon Sainte machine
Avec les 35 heures, la rentabilité d’une entreprise de fabrication mécanique dépend de plus en plus du taux d’utilisation de ses machines-outils. Possible aussi bien pour la fabrication unitaire que pour la grande production, leur automatisation devient inéluctable.
Récemment, une étude (tableau) menée par le constructeur suisse Charmilles (A-103) prouve que, plus l’investissement est important dans l’automatisation des machines, plus le profit annuel augmente. Ayant le mérite d’apporter une base de réflexion, cette étude peut être adaptée à tout investissement en machines-outils de fraisage ou de tournage.
En le consultant, on voit que le nombre d’heures journalières constitue le critère le plus important, une machine travaillant sous la surveillance directe d’un opérateur plafonnant à 2970 heures annuelles, alors qu’une machine bien automatisée atteint 6270 heures. Même si l’investissement est plus conséquent et passe d’un coût annuel de 772 kF à 1200 kF, le taux d’exploitation horaire de la machine chute de 260 FF à 190 kF. Le prix du marché ne bougeant pas, c’est alors le profit horaire qui passe de 60 FF pour une machine non automatisée à 130 FF pour une machine automatisée.
La tâche des opérateurs glisse ainsi du chargement des machines vers la préparation du travail en amont.
Plus intéressant, leur travail en est d’autant plus motivant. En visitant les entreprises de mécanique, qui se plaignent à juste titre des charges pesant sur leurs comptes, on est souvent surpris de l’absence d’automatisation dans leurs ateliers. Or les solutions techniques existent pour tous les types d’usinage, il suffisait d’aller à l’EMO de Hanovre ou sur les nombreuses portes ouvertes des distributeurs de machines pour les rencontrer. Alors, on continue de wait and see ?
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