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Machpro 748a 31/09/01 |
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Nettoie-je ou pas
Dans les ateliers de fabrication, outillage ou production, la question du nettoyage des machines-outils mérite d’être posée. Qui doit le faire ? Les conséquences de ce choix ne sont pas si anodines que cela.
Une fois par semaine au moins, une machine-outil et son équipement annexe doivent être nettoyés soigneusement. Afin de diminuer le coût de cette immobilisation, de plus en plus d’entreprises confient cette tâche à une société extérieure ou à du personnel moins qualifié que l’opérateur responsable de sa conduite. La démarche est logique mais comporte quelques inconvénients dont la maintenance prédictive et la sécurité ne sont pas les moindres. Effectivement, un opérateur connaît mieux sa machine que n’importe qui.
Chaque jour il la met en route, l’entend, connaît ses forces et ses faiblesses, sait comment elle fonctionne. Le temps du nettoyage lui permet d’apporter un soin tout particulier à cette opération. Il intervient dans des zones habituellement protégées et fignolera ce travail plus qu’un autre, en toute sécurité.
C’est alors qu’il visualise l’ensemble de son outil de travail et prend conscience de son état. C’est alors qu’il verra le tuyau d’arrosage défectueux, le graissage déficient, le soufflet abîmé ou l’élément endommagé qui risquerait d’immobiliser la machine en cours de travail la semaine suivante. Une personne extérieure, quelle que soit sa conscience professionnelle, ne peut pas apprécier correctement ce risque. En supprimant le nettoyage hebdomadaire d’une machine par son opérateur, ce n’est donc pas une tâche rebutante qu’on lui évite, mais une responsabilité qu’on lui enlève et que l’on prend à sa place. Le vrai choix se trouve là. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, mais encore faut-il que le responsable de la décision en soit conscient. (A-131).
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