|
Machpro 779 15/05/03 |
|
 |
 |
La force du groupe, la souplesse du spécialiste
Le temps de raisonner en terme d’opérations individuelles d’usinage laisse, peu à peu, la place à la notion de coût total à la pièce. En terme d’outils coupants, il faut bien souvent consulter large afin de trouver les bons intervenants. A moins que l’un d’entre eux ne sache traiter la totalité d’un projet …
De beaux dessous La société ACI (R.133) – Auto Chassis International – fait partie du groupe Renault. Ses activités sont la conception et la fabrication de systèmes de châssis pour les constructeurs automobiles. Bien que l’alliance Renault Nissan représente plus de 80 % de son chiffre d’affaires (1 milliard d’euros), son objectif est d’étendre sa clientèle afin d’atteindre, à terme, 30 % de CA générés d’ici 2005 par d’autres constructeurs tels que Général Motors, Toyota ou PSA. M. Jean Louis Varvou, Chef de Section Technique Ingénierie (ACI), donne plus de détails : ACI est un des plus importants équipementiers châssis du monde. Il emploie 4000 personnes dans le monde (France, USA, Brésil, Roumanie…), dont 3000 au Mans. La ville sarthoise abrite le siège, une usine de production en série et le centre technique, lui même constitué de 400 ingénieurs et techniciens.
Parmi les pièces composant les systèmes châssis, on trouve les porte-fusées, les bras de suspension mais aussi le dispositif de freinage : disques de frein, moyeux-disques, moyeux-tambours ». Que d’avantages ! M. Alain Martinier, Expert progrès en outils coupants (ACI), précise sa mission : « dans le cadre du « plan de progrès outils coupants 2003 », l’objectif de gain est de 150 K euros pour l’atelier. Nous connaissions le carburier Iscar (R.134) puisque nous utilisions déjà ses têtes de perçage jetables Chamdrill. Il était donc logique que nous le consultions dans notre démarche de recherche de gains ». Rappelons que les opérations de perçage étaient réalisées auparavant avec des forets carbure monobloc. Les raffûtages possibles étaient au nombre de 8, auxquels il fallait ajouter le revêtement. On imagine facilement les difficultés rencontrées au niveau de la rotation des outils et de la gestion du stock. Iscar a apporté la solution avec les têtes Chamdrill, en supprimant la logistique, les affûtages, en diminuant le stock et en allégeant considérablement les réglages en Z.
Ces outils standard ont permis de multiplier entre 5 à 7 fois les performances et de porter de 3500 pièces à 12000 pièces la capacité d’usinage unitaire, dans de la fonte GS52 d’une dureté de 163 / 207 HB. Par ailleurs, la bavure au niveau du débouchage est passée de 0,35 mm à moins de 0,05 mm, souvent même 0,01 mm. Notons encore que le carburier est le seul à proposer un ensemble composé de seulement 3 éléments : un corps, un insert et une clef. Remarquons également qu’un outil en carbure monobloc ébréché sur le bec continue à travailler avant de casser, tout en fabricant des pièces mauvaises. Dans des conditions identiques, un insert casserait immédiatement et serait détecté par le dispositif de mesure du couple équipant la machine. Citons enfin la réduction du coût de l’opération de perçage par 2 au niveau de l’outil, hors stock, logistique et raffûtage. Alésage, même combat La consultation d’ACI pour les porte-fusées avant Toyota sur centre d’usinage en fraisage et en perçage est arrivée à point nommé pour Iscar. En effet, la marque Ingersoll, rachetée récemment, possédait les outils appropriés. Rappelons que le groupe mondial IMC comprend Iscar et des filiales : Ingersoll outils coupants, Outiltec, IT.TE.DI, Hornûg et Taegutec. A ce titre, on peut admettre que l’ensemble des produits puisse couvrir un maximum de projets avec une prise en charge totale. Dans le cas qui nous intéresse, c’est-à-dire l’ébauche d’alésages pour roulements de la pièce en fonte GGG40, Ingersoll a fourni des outils à plaquettes rapportées sans cartouche ni réglage. Cet outil spécial comportant un minimum de pièces intermédiaire est donc indéréglable et rigide. Il supprime le pré-réglage sur banc et génère des usinages stables. Conséquence directe, des plaquettes ISO sont capables d’usiner 300 pièces, alors que les outils Ingersoll peuvent en faire 600.
La demi finition utilise la même technologie. La précision H9 de 43 µm est obtenue grâce à la tolérance des plaquettes de ± 0,01 mm. Il faut noter ici que ces outils spéciaux utilisent des plaquettes identiques « LXD 323-101 E01 IN 2004 ». Enfin, la finition requiert une précision de totale de 0,03 mm. Cette dernière est possible avec les plaquettes YCE 323-101 IN 2010, d’une tolérance de ± 0,005 mm. Elles remplacent un produit à cartouches qui induisait des difficultés de réglage et de rebuts de pièces. Les outils Ingersoll ont produit des pièces bonnes dès la mise en fabrication, ont supprimé le poste de pré-réglage et les défauts de forme, tout en réduisant les interventions humaines. La capacité d’un outil est passée de 300 à 1300 pièces, réduisant en rapport les arrêts machine. Pendant toute la durée de vie de l’outil, le Ra passe de 1 à 2,9, ce qui est compatible avec la valeur maximale tolérée de 3,2. Remarquons encore que la technologie Wiper permet la conservation du Ra avec un gain de temps, c’est à dire en augmentant la productivité. Cool dans la gorge Toujours pour les porte-fusées Toyota en fonte GGG40, ACI procédait à l’usinage de 2 gorges, l’une servant de face d’appui du roulement et l’autre destinée au circlips.
Cette opération était réalisée à l’aide d’une fraise « bobine » monobloc en ASP 30 sur une machine transfert. Le temps de cycle était de 0,90 min. avec des vibrations et 4000 pièces pouvaient être usinées avant raffûtage (8 maximum). La solution a été apportée par les outils Outiltec, également du groupe IMC, en carbure brasé revêtu sur corps acier. Le temps de cycle, effectué en interpolation circulaire, a été divisé par 2 et le nombre de cycles augmenté par 2,5. Le tout sans vibration ni raffûtage. Comme on peut le constater au travers des exemples ci dessus, de nombreuses d’opérations d’usinage ont pu être optimisées grâce aux outils provenant du groupe IMC. A chaque fois, un spécialiste aura été sollicité, tout en gardant le même interlocuteur. Une solution qui ravit les utilisateurs, les gestionnaires et les acheteurs.
|