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Michel Pech Directeur de publication délégué |
Défaut d'orientation
L'actualité de ces dernières semaines peut laisser perplexes de nombreux observateurs en général et le monde de la mécanique industrielle en particulier. D'un côté, des milliers de jeunes d'universités généralistes, vraisemblablement influencés par diverses tendances d'opposition, battent le pavé contre une loi déjà votée par le parlement et le sénat. Maladroite peut-être, cette loi vise tout de même à favoriser l'embauche des jeunes les plus en situation de précarité, ceux qui n'ont pas de formation, qui n'ont jamais été à l'université. Incomplète sûrement, elle peut tout de même remplacer les stages non rémunérés, les CDD trop courts pour construire un CV ou les missions d'interim coûteuses pour tout le monde. Si elle n'est pas parfaite, elle tend à une meilleure adaptation du système français au monde économique dans lequel tous les pays évoluent aujourd'hui. La précarité tant évoquée n'est pas renforcée par cette loi.
Elle tient beaucoup plus à l'orientation et à la formation des jeunes. Ainsi, les BTS pro, les ingénieurs A&M, les diplômés d'IUT et les étudiants motivés de toutes les filières techniques trouvent plus rapidement un contrat d'emploi. Quel que soit ce contrat, les employeurs industriels embauchent pour pérenniser, renforcer, développer leur entreprise. Pas pour licencier demain quelqu'un qu'ils auront formé au fonctionnement et à la culture de leur société pendant plusieurs mois. Ainsi, si l'on peut comprendre l'inquiétude des jeunes face à un monde incertain, on peut aussi dire à ceux qui les poussent dans des voies sans issue de mieux leur expliquer le fonctionnement de l'économie actuelle, pour mieux trouver les moyens de s'y insérer. Ainsi, au lieu de montrer du doigt les vilains entrepreneurs qui ne pensent qu'à licencier sans raison, il serait peut-être plus judicieux de dénoncer les financiers qui exigent plus de 15 % de revenus de leurs actions industrielles, empêchant ainsi l'investissement et donc le maintien en France de milliers d'emplois, à terme. Ainsi, les forces vives de la Nation devraient trouver les moyens de construire ensemble un état moderne et dynamique, au lieu de s'entredéchirer par communauté interposées. Personne ne gagne à jouer sur l'inquiétude des autres pour construire son pouvoir, car l'irrationnel est toujours mal orienté et peut se retourner à tout moment contre celui qui croit s'en servir.
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