Edito du numéro 838 du 30/09/06
Michel Pech
Directeur de publication délégué

Envol technologique

De tous temps, l’envie de se déplacer a contribué de manière décisive aux progrès technologiques de l’Homme.
Cela a commencé par l’invention de la roue, s’est poursuivi par le chemin de fer et autres véhicules automobiles, pour atteindre des sommets avec l’aéronautique.
Dans la révolution industrielle qui accompagne tous ces mouvements sur terre, mer et air, la machine-outil tient une place privilégiée, étant à l’origine du moindre mécanisme des moyens de locomotion sus-cités.
En inventant le pouvoir de voler, il faut aussi imaginer celui de produire tous les éléments de l’aéroplane, qui doit aller toujours plus haut, plus vite et transporter plus de personnes pour moins cher.
C’est pourquoi l’aéronautique a toujours fait partie des précurseurs en technologie de fabrication.
L’idée de l’UGV a été concrétisée dès les années 60 chez les avionneurs français.

De nombreux alliages et matériaux composites ont également vu le jour depuis cette époque, pour alléger les structures des avions tout en renforçant leur fiabilité.
Il n’est donc pas étonnant si l’édition de Mach’Pro consacrée aux machines multifonctionnelles, hexapodes et autres systèmes de prototypage rapide puise de nombreux témoignages dans ce secteur d’activité.
Outre leurs côtés techniques, visant à concevoir l’inconcevable et faire l’infaisable, ils montrent tous que la compétitivité touche aussi un monde dans lequel on parlait auparavant peu du coût des pièces.
Si la sécurité et la fiabilité restent les maîtres mots de l’activité, les moyens de produire en une seule prise de pièce pour limiter les en-cours, augmenter la qualité, diminuer les coûts et réduire les délais apportent des arguments forts à ceux qui les utilisent.
Pour autant, il ne faudrait pas que les acteurs d’autres industries croient que de telles technologies soient réservées aux géants des airs.
Plus que des machines, celles dont il est question sont d’abord des principes d’amélioration permanente de la production.
Et l’on retrouve ces principes partout, depuis la fabrication d’une montre jusqu’à celle d’un satellite, en passant par le lave-vaisselle, la voiture ou le sèche-cheveux.
Et le principe consiste d’abord à trouver le meilleur moyen pour concevoir, fabriquer et assembler ses propres composants pour en faire des ensembles qui soient meilleurs, plus fiables et moins cher que ceux du voisin.
Et c’est cela l’envol technologique que vous propose ce numéro de Mach’Pro.
Un envol mettant le rêve d’Icare à la portée de toutes les fabrications.

 
Extrait de l'article paru dans Machines Production 838 du 30/09/06, page 3.
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