Edito du numéro 841 du 15/11/06
Michel Pech
Directeur de publication délégué

Tendances oléagineuses

Une nouvelle fois, la publication de ce guide annuel des fluides solubles et huiles entières dédiés à l’usinage amène les questions écologiques sur le terrain industriel. Elles sont d’autant plus cruciales que, l’augmentation du prix du pétrole aidant, leur aspect économique pèse de plus en plus lourd.
Deux tendances se dessinent pour alléger cette double pression :
Tout d’abord, la microlubrification ou MQL – pour l’anglicisme Minimum Quantité de Lubrifiant – apparait dans un nombre d’ateliers croissants.
Mais il ne peut s’appliquer dans tous les cas et nécessite un équipement bien adapté. Lorsque ces conditions techniques sont réunies, il trouve toute son efficacité en usinage dur, travaux de finition ou lorsque le volume de copeaux n’est pas trop important.


Dans un cas contraire, il est toujours nécessaire d’arroser abondamment avec des pressions souvent fortes.
Avec les fluides d’usinage classiques, il convient alors de soigner particulièrement la filtration et tous les éléments permettant de faire durer le fluide le plus longtemps possible.
Certaines formulations sont plus résistantes que d’autres, car leurs inventeurs étudient plus particulièrement les conditions d’utilisation propres à l’usinage. Il est donc important de faire appel aux services de spécialistes du travail des métaux, car les causes et les conséquences d’une mauvaise gestion des fluides peuvent être lourdes de conséquences.
L’analyse des besoins et le conseil judicieux par un tel connaisseur peuvent faire gagner des sommes parfois insoupçonnées.
Ainsi, cet industriel est passé complètement à l’huile entière, y compris sur centres d’usinage. Non seulement il a trouvé un produit plus stable, qui dure plus longtemps, qui ne mousse pas, mais il gagne également en durée de vie de ses machines et en qualité par la suppression de la corrosion des pièces. Le prix d’achat est plus élevé, mais l’amortissement est bien meilleur, car reposant sur de multiples facteurs.
Cet exemple parmi beaucoup d’autres démontre que le choix d’un produit ne doit pas se limiter à ses qualités primaires, mais doit prendre en compte l’ensemble des impacts sur l’environnement de l’atelier.
D’autre part, l’investissement en machine-outil doit aussi considérer le type de lubrification envisagé. Les soucis d’étanchéité, par exemple, ne seront pas tout à fait les mêmes avec la microlubrification qu’avec de la haute pression et grand débit.
En espérant que ces réflexions sur les tendances oléagineuses permette une lecture plus fluide des tableaux de Mach’Pro, il faut se souvenir que les conseils des spécialistes peuvent rapporter gros.
N’hésitez pas à les solliciter.

 
Extrait de l'article paru dans Machines Production 841 du 15/11/06, page 3.
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