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Machpro 841a 15/11/06 |
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Sentir les bonnes vibrations
L’avenir appartient à la machine auto adaptative. En fonction des conditions d’usinage rencontrées, elle saura adapter ses conditions de coupe, changer d’outil ou appeler un opérateur pour qu’il regarde ce qui ne va pas.
Mais avant d’atteindre un tel stade, il faut d’abord trouver tous les moyens de contrôle nécessaire. Les vibrations et fréquences sont concernées au premier rang.
Le projet Maât du CT-Dec (C.326), dans le cadre du pôle de compétitivité Arve Industrie, vise à créer la machine parfaite, qui autogère ses conditions de travail. Air du temps ou coïncidence, plusieurs sociétés présentaient sur Micronora des systèmes destinés à contrôler les vibrations des machines tournantes, ou proposaient des éléments de contrôle pouvant entrer dans une telle logique.
La première qui ait interpellé l’intérêt du rédacteur est la société Vibraco (C.327), située dans l’Ain qui plus est. Cette société propose une expertise dans l’analyse vibratoire des machines, afin de déceler d’où viennent les problèmes. Par exemple, lors d’un fraisage, une machine se met en vibration de manière intempestive, alors que l’outil est neuf. Après analyse, ce sont les guidages de la machine qui ont montré des défaillances.
Une telle expertise globale est faite ponctuellement, en fonction de problèmes particuliers. Mais cette connaissance pourrait tout aussi bien être modélisée et formalisée au sein d’une machine. Un peu plus loin, la jeune société Senseor (C.328) n’a absolument rien à voir avec la machine-outil. Elle propose pourtant un système de contrôle des vibrations et fréquence miniature qui transmet ses informations sans contact.
On imagine alors très facilement cette puce montée sur un outil tournant et transmettant en permanence sa fréquence à la commande numérique. En fonction des variations, il serait alors facile d’adapter automatiquement la vitesse pour atteindre la meilleure fréquence ou, lorsque celle-ci aurait bien été définie, une variation de fréquence indiquerait l’usure de l’outil et la nécessité d’en changer. Vous voyez les gains ? Il ne reste donc plus qu’à espérer que tout ce monde prenne contact les uns avec les autres pour tirer la substantifique moelle de leurs expertises réciproques. Que Maat puisse nous entendre !
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