Edito du numéro 843 du 22/12/06
Michel Pech
Directeur de publication délégué

L’industrie mécanique en voeux

La fin d’une année, le commencement d’une autre, mettent le quotidien entre parenthèses, pour ouvrir la période des bilans et perspectives.
Aussi, lorsque la rédaction de Mach’Pro se retourne sur l’année écoulée, elle découvre un paysage de la mécanique industrielle qui a considérablement évolué : D'un côté, un certain nombre d'entreprises ont disparu.
Mais avant d’accuser les coups de boutoirs de la concurrence internationale pour ces chutes, est-ce qu’on regarde dans leur bilan le taux moyen d’investissement, le pourcentage réel de formation et quelle capacité commerciale était mise en œuvre durant les 5 années précédant la disparition ?
Car, par ailleurs, beaucoup d’autres ateliers vivent bien et se développent, comme en témoigne régulièrement nos colonnes.
Ceux-ci investissent souvent fortement, en tout cas régulièrement, forment correctement leur personnel et déploient presque toujours une stratégie commerciale à l’export.
Dans un secteur que beaucoup décrivent comme sinistré, on voit désormais clairement des sociétés de mécanique générale, décolletage, mouliste et d’autres productions mécaniques en plein essor.


Mieux, les recettes de leur succès se dessinent de plus en plus nettement, prouvant que la technologie et l’automatisation sont bien génératrices d’emplois.
Cette édition en est encore le reflet, avec quelques exemples de réussite entre conception et fabrication, suivis d’autres témoignages de technologies fédératrices.
Dans le monde d’Ubu-roi, l’un d’entre eux explique pourquoi une délocalisation se fait en Suisse voisine, que l’on ne peut pourtant pas targuer de pays low-cost !
Alors pour cette nouvelle année, résonnant de toutes les promesses des présidentiables, que peut-on souhaiter à l’industrie mécanique ?
Tout d’abord une politique d’achat des grands donneurs d’ordres qui soit à la fois visionnaire et empreinte de bon sens : Conserver le savoir-faire en France permet de maîtriser ses coûts, mais aussi de maintenir la dynamique
de son marché de proximité.
Ensuite, souhaitons-lui une stratégie d’investissement tournée vers la haute technologie à grandes performances : C’est avec l’usinage 5 axes, l’automatisation des procédés, la rapidité d’exécution, la maîtrise du complexe, du très petit ou du très grand que les meilleures plus-values se dégagent.
Elles permettent, de plus, aux hommes d’évoluer vers des professions industrielles de plus en plus intéressantes.
Enfin, adressons-lui tous nos vœux de jeunesse et de reconnaissance.
Espérons qu’enfin la mécanique soit reconnue de tous, parents, enfants et professeurs, comme un secteur noble, où l’on peut faire de belles carrières, dans des conditions dignes du XXIème siècle.
Et à vous tous nos fidèles lecteurs, toute l'équipe de Mach'Pro présente ses meilleurs vœux de santé et d’harmonie pour 2007, ainsi qu’à vos collaborateurs et votre famille.

 
Extrait de l'article paru dans Machines Production 843 du 22/12/06, page 3.
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