Edito du numéro 845a du 15/02/07
Michel Pech
Directeur de publication délégué

Le défi de nos générations

Non, la mondialisation n'est pas la principale menace pour l'industrie française.
Non, les charges sociales, impôts et autres taxe ne sont pas les plus lourds handicaps des entreprises manufacturières françaises.
Non, les délocalisations ne sont pas une fatalité.
Car oui, le passage du relais professionnel entre deux générations constitue le plus grand défi d'aujourd'hui et des prochaines années.
Avec le départ à la retraite des baby-boomeurs, d'ici 2015, les entreprises du secteur industriel devront embaucher plus d'un million de personnes, pour des métiers de plus en plus qualifiés.
Cela implique aussi une proportion équivalente de sociétés qui vont chercher un successeur.
Or, de plus en plus d'entreprises sont désemparées devant l'absence de candidatures répondant correctement à leurs propositions d'embauche.
Or, les activités manufacturières, plus encore que les autres, ne sont pérennes que grâce à la compétence des hommes qui les pratiquent.
La productivité, l'automatisation, l'organisation, la gestion des moyens de production peuvent compenser les écarts avec les compétiteurs des pays émergents.
Encore faut-il que des ingénieurs de haut niveau, des techniciens professionnels, des gestionnaires imaginatifs soient là pour mettre en œuvre intelligemment les moyens dont ils disposent.


C'est donc la motivation que toute une génération doit trouver, qu'une autre doit savoir susciter, en montrant le véritable visage des métiers industriels d'aujourd'hui, en décrivant les perspectives qu'ils offrent.
Car il est vraiment là le défi de nos générations, celui de la transmission de la connaissance, pour la survie et le développement du savoir-faire industriel français.

 
Extrait de l'article paru dans Machines Production 845a du 15/02/07, page 3.
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