Edito du numéro 847 du 15/03/07
Michel Pech
Directeur de publication délégué

Printemps de compétitivité

En ce printemps vibrant de promesses électorales – qui n’engagent que ceux qui les écoutent – nombre d’entrepreneurs se posent la question de l’avenir industriel de notre pays.
Or, bien que la réussite de chaque aventure industrielle dépende d’abord de ceux qui l’entreprennent, l’environnement social, financier, professionnel, technique et logistique joue un rôle de premier plan.
Ainsi, les groupes internationaux et les capitaux des fonds de pension vont et viennent au gré de l’intérêt que présente – à un moment donné –tel ou tel pays.
Dans ce contexte fluctuant, la France reste toujours et malgré tout un pays attractif. Pourquoi ?
La stabilité de ses institutions, le niveau de sa formation, la compétence de ses techniciens, ingénieurs et cadres et l’efficacité de sa logistique en font un pays des plus modernes, propre à fiabiliser le développement d’une activité industrielle à long terme.
Son niveau de productivité reste, paradoxalement, l’un des plus élevés au monde.

Sa démographie est dynamique, présageant d’un avenir assuré.
Mais une élection pèse aussi lourdement sur le devenir industriel de notre pays, car la responsabilité des politiques est grande dans ce domaine.
Par exemple, un atout fort et récent de l’industrie française réside maintenant dans l’impulsion donnée par les pôles de compétitivité, initiés en 2005.
Mettant en mouvement simultané l’industrie, la recherche et la formation, les différents pôles de compétitivité ont permis à ces différents acteurs de se rencontrer, d’échanger et de bâtir des projets autour d’une idée-force : innover et construire ensemble la compétitivité des entreprises françaises pour aujourd’hui et demain.
Il témoigne aussi d’un nouvel élan de la politique industrielle en France, qui pourrait faire oublier les plans textile, sidérurgie ou machine-outil des années 80, ayant présidé à la disparition des grandes industries française construites après-guerre.
A contrario, les pôles de compétitivité s’appuient sur un réseau de PMI, de grands groupes, d’universités, de lycées et centres techniques, renforçant ainsi le tissu industriel, secteur par secteur, région par région.
Dans ses colonnes, Mach’Pro témoigne désormais à chaque édition de résultats encourageants, tous liés peu ou prou, à cette impulsion.
Le printemps de la compétitivité est donc déjà là, et si un coup de froid ne vient pas tuer les bourgeons qu’il fait éclore, ses fruits devraient apporter de nombreuses vitamines à l’industrie mécanique.

 
Extrait de l'article paru dans Machines Production 847 du 15/03/07, page 3.
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