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Michel Pech Directeur de publication délégué |
Pacte pour l’industrie
Une élection présidentielle doit être avant tout l’occasion d’un grand débat d’idées, contribuant à l’évolution positive d’un pays démocratique. Dans ce cadre, Mach’Pro veut apporter sa pierre à l’édifice et proposer modestement un pacte, visant à redonner toute sa place à l’industrie en général et à la mécanique industrielle en particulier. Tout d’abord, un candidat sérieux devrait s’engager à réduire progressivement mais constamment l’endettement de la France. Son poids handicape l’indépendance et l’avenir du pays, industriel ou pas. Ensuite, le montant dédié à la recherche et au développement pourrait atteindre 5% du Produit National Brut, en alliant les efforts publics et privés, des universités et des entreprises. Un pas important dans ce sens a été fait avec les pôles de compétitivité. En termes de formation, la revalorisation des métiers dits « manuels » de l’industrie et du BTP passe par le changement d’image de ces professions auprès du grand public, des jeunes et des professeurs des collèges.
L’apprentissage et la formation en alternance pourrait rejoindre des contrats gagnant-gagnant entre l’Ecole et l’Industrie, l’un s’engageant à former le nombre de professionnels dont l’autre garantirait l’embauche. Pour faciliter l’emploi, les charges sociales devraient être allégées, avant tout pour les PMI et les bas salaires. Un système progressif aurait un effet bénéfique, en évitant l’effet de seuil. Afin de favoriser l’investissement dans l’outil de production, les conditions d’amortissement devrait être assouplies, pour qu’une entreprise puisse l’accélérer les bonnes années ou le rallonger les mauvaises. De plus, la réforme sur la taxe professionnelle devrait en baisser les taux et trouver une autre base que l’investissement. En contrepartie, les collectivités territoriales, qui tirent une partie de leurs moyens de la TP, devraient mieux maîtriser leur train de vie. Le nombre pléthorique de ces collectivités pourrait d’ailleurs être réduit de manière sensible, sans nuire au fonctionnement démocratique du pays. Enfin, dans un cadre européen fort, imposant ses vues à l’OMC, l’état français devrait soutenir ses industries contre la concurrence de pays qui ne respectent ni le droit du travail, ni celui des enfants, ni les normes de fabrication imposées en Europe. Et si ce n’est pas tout, ce serait déjà bien de considérer l’industrie au centre de la création des richesses de notre pays. Où elle est depuis plus d’un siècle et, faisons ce pacte, où elle restera encore longtemps.
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