Edito du numéro 851 du 15/05/07
Michel Pech
Directeur de publication délégué

L'espoir technologique

Rarement campagne présidentielle fut plus passionnante et se termina par une telle victoire de la démocratie.
Car, plus qu'un choix de droite ou de gauche, ce fut l'espoir d'une mutation de notre pays, pour l'adapter au XXIème siècle, qui a poussé les français en si grand nombre aux urnes (85 %). Aujourd'hui que le choix est fait, la tâche apparait immense. Elle ne pourra être assumée par un seul homme, même s'il a été choisi pour sa capacité à impulser l'énergie nécessaire. En remettant l'entreprise citoyenne au centre du développement de l'économie française, dans le respect des hommes et des femmes qui y travaillent, il faudrait aussi briser les carcans administratifs, fiscaux et législatifs qui l'emprisonnent. Le dépoussiérage et la simplification du code du travail devraient favoriser l'emploi, tout en protégeant les salariés avec équité.

La modification des bases d'amortissement, de celles de la taxe professionnelle, la modulation des charges sociales développeraient à la fois l'investissement et l'embauche.

En facilitant la transmission et la reprise d'entreprise par les employés, on pourrait éviter leur fragilisation par des prédateurs financiers. De nouvelles relations entre l'Ecole, particulièrement les collèges, et les entreprises sont nécessaires à une bonne orientation des élèves, vers les métiers porteurs d'emploi.
Des contrats gagnants-gagnants entre les universités technologiques et l'industrie pourraient répondre à la relève nécessaire des générations: quand les unes s'engageraient à former les bonnes compétences, l'autre pourrait garantir leur embauche.
L'encadrement déontologique de la rémunération des dirigeants, des relations clients-fournisseurs, des délais de paiement, des achats dans les pays low-cost devraient également assainir la vie courante de l'économie et réconcilier les français avec l'entreprise.
Enfin, la juste valorisation du travail et de l'honnêteté sont attendues avec impatience par l'immense majorité.
L'espoir d'une nouvelle dynamique est ainsi immense, afin de ramener la France au meilleur niveau de éveloppement mondial.
S'il anime les femmes et les hommes de ce pays, il est aussi porteur d'avenir pour de nouvelles technologies, dans lesquelles la mécanique a toute sa place.
Pour cela, dans un cadre économique et social ouvert, il faut compter d'abord sur l'énergie et les compétences animant les entreprises. Celles de l'industrie française sont très importantes. Il est vital aujourd'hui de libérer l'espoir technologique dont elles sont porteuses.

 
Extrait de l'article paru dans Machines Production 851 du 15/05/07, page 3.
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