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Machpro 855a 04/09/07 |
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Produire au best cost
Pour l’industrie mécanique, le terme low-cost fut souvent synonyme de délocalisation et de concurrence faussée. Aujourd’hui, après quelques soucis de délais de livraison et de mauvaise qualité dans ces pays, les industriels européens parlent de production à best cost – au meilleur coût pour des pièces bonnes et livrées à temps. Un constructeur de tour inaugurait récemment sa filiale française à côté de Lyon, avec ce thème en filigrane.
CMZ est un constructeur basque relativement modeste - 180 personnes - conscient de ses capacités de production limitées. Mais il fait de cette taille de PMI une force, en concentrant ses efforts sur les marchés européens de l’Allemagne, Angleterre –où CMZ vient aussi d’inaugurer sa filiale britannique – Espagne, France et Italie. Président de CMZ, Monsieur Zumaraga déclarait : « Cela fait trois ans que nous nous sommes directement implantés en France. Depuis, nous faisons évoluer nos tours CN avant tout en fonction des besoins du marché français. Ses exigences sont élevées, mais en leur répondant correctement, nous savons que notre implantation sera durable et profitable autant à nous qu’à nos clients de l’hexagone. »
C’est ainsi que le tour TC20YS a été présenté en première mondiale lors d’Industrie Lyon, et figurait en vedette lors de l’inauguration des bâtiments situés en bord d’autoroute Lyon-Chambéry.
Dans une autre gamme, le tour TL 20 MS attirait également les questions, par sa double capacité de chargement, embarreur à gauche et robot sous portique à droite. L’embarreur était un Iemca (E.746) Master 19, alors que le robot sous portique est de conception et réalisation CMZ du type GL20. Ainsi, bien que les cas soient rares, il est possible de travailler en barre d’un côté et en lopins de l’autre. Plus couramment, la pièce finie en reprise en broche de droite peut être déchargée et mise en palette automatiquement. Avec sa gamme de tours CNC concentrée, automatisée et très modulaire, avec sa philosophie de rationalisation des techniques et des marchés, CMZ vise ainsi le meilleur coût et non pas le moins cher. C’est aussi toute la différence qu’il existe entre les low-cost, souvent synonymes de qualité sacrifiée, et le best cost, qui introduit un rapport d’excellence entre la qualité, le délai et le prix d’un produit. Les PMI ont d’ailleurs largement fait confiance à cette démarche de PMI, puisque l’année 2006 s’est soldée par 110 machines vendues par le constructeur basque en France, et que 2007 sera nettement à la hausse. Car ces tours ont effectivement tous les arguments pour assurer une production au meilleur coût.
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