DMG FRANCE
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Machpro 856
28/09/07

Des machines démasquées

Le salon EMO réserve bien des surprises aux heureux visiteurs. Les nouveautés s’entrechoquent et il est parfois difficile d’évaluer leur portée. Le secteur de la machine outil en est un parfait exemple. Poids des mots, contre choc des photos.

Inutile de le cacher plus longtemps, la demande du secteur de la machine-outil continue d’être dynamique. Deckel Maho Gildemeister (E.925) illustre parfaitement cette situation. Dans la première moitié de l’année, le groupe continue sa progression avec des prises de commande en hausse de 21%, atteignant 857,8 millions d’euros tandis que les ventes grimpaient à 709,2 millions d’euros, soit une hausse de 20%. La rentabilité a également augmenté. Un cliché pris le 30 Juin 2007 annonçait un profil annuel de 16,7 millions d’euros alors qu’il s’élevait à 6,3 millions d’euros l’année précédente.
Les prévisions demeurent optimistes pour la seconde moitié de l’année, stimulée par la conjoncture et l’effet d’événements incontournable du secteur tels que le salon EMO. Ainsi, le groupe espère boucler les prises de commande à plus de 1,6 milliards d’euros, avec des revenus en hausse à 1,4 milliard d’euros.

Soit une croissance claire, nette, à deux chiffres. Pourquoi Gildemeister est-il aussi confiant ? Pour y répondre, il suffisait de se parcourir les 4000 m2 de leur stand lors de l’EMO. Parmi les 70 machines en action, présentées par DMG, les 14 premières mondiales et leur nouveau « design » expliquaient simplement cette sérénité.

Ils font tomber le masque
Nouvel écrin. Le fabricant entend imposer visuellement une image neuve et singulière. Dans ce but, toutes les cartérisations ont été redessinées à l’aide de grandes étendues mates blanches ornées de profondes surfaces noires laquées. L’assurance affichée est soulignée par le DMG LightLine qui se substitue à la traditionnelle lampe indicative de fonctionnement. Sur toute la hauteur de la machine, le système met en évidence l’état opératoire de la machine par des couleurs différentes. Une autre caractéristique commune à toutes les machines de cette nouvelle génération est la vaste transparence. Obtenu à l’aide surfaces vitrées plus sûres elle est approximativement 40% plus large, même 80% dans les zones supérieures. L’expérience de l’usinage est plus directe, viscérale pour les opérateurs ce qui conduit à une identification plus forte avec les enjeux du process. De même coup, l’accès à l’aire d’usinage a été optimisé. Le caractère de cette nouvelle génération est immédiatement identifiable, même si les machines de tournage se distinguent, par leur apparence compacte, des centres d’usinage sensiblement plus cubique à cause de la distribution des couleurs et du choix des matériaux. Au-delà du simple effet esthétique, l’ergonomique et les fonctionnalités font également un bond fonctionnel.

Une présence réconfortante
Choisi dans cette nouvelle brigade, l’un des points forts est à chercher sur le segment des petites pièces sophistiquées avec la DMU 40 monoBlock qui complète la gamme de machines de Deckel Maho en s’appuyant sur les atouts de ses grandes sœurs. Dans une conception compacte, puisque l’occupation au sol est inférieure à 4 m2, on retrouve une tête de fraisage avec l’axe B, le système de serrage hydraulique pour l’usinage 5 axes en standard, plus la possibilité de réaliser des angles négatifs. Le dynamisme de la machine confirme la qualité de conception en parcourant des courses de 450 x 400 x 480 mm avec des vitesses de 30 m/s et des accélérations jusqu’à 8 m/s2. En plus de ce repositionnement ciblée, le fabricant complète la série des centres d’usinages à hautes performance et des centres universel avec deux premières mondiales : DMU 60 P duoBlock pour des pièces jusqu’à 700 kg et DMC 60 U duoBlock. Toutes les innovations sont le résultat de 20 années d’expérience dans le secteur du 5 axes et de 30000 machines universelles installées. Les avancées technologiques sont basées sur une trentaine de brevets. Ainsi coté logiciel, CollisionMonitoring propose un dispositif anti-collision grâce à une surveillance dynamique des zones de travail pendant que 3D quick-SET observe et corrige la précision des axes et assure l’équilibrage des cinématiques sur demande. Le réglage aisé des motorisations avec la fonction ATC permet de minimiser les temps d’usinage et de garantir la qualité de réalisation. Head Precision Control et Table Precision Control reconnaissent et ajustent les problèmes d’alignement de la tête et de la table, tandis que l’utilisateur est accompagné de manière automatique dans la « gestion du point de centre de l’outil » (Tool Centre Point Management). De plus, la compensation de température 3D assure des résultats optimums dans toutes les directions.

A plusieurs pour compter les brevets
La nouvelle commande numérique DMG ErgoLine est certainement un autre point fort de ces nouvelles machines. Selon les séries, elle peut être installée sur une console sur la droite ou la gauche de la zone de travail. Dotée d’un écran de 19’’, cette commande fusionne les atouts des contrôleurs précédents ControlPanel et SlimeLinePanel, dans un uniforme high-tech. Non seulement l’écran facilite la lecture, mais il autorise l’intégration des DMG SoftKeys qui apportent des informations techniques supplémentaires et garantissent plus d’efficacité. En effet, sont disposés autour de l’écran des boutons qui peuvent être configurés librement pour appeler des séquences opérationnelles fréquemment utilisées ou des applications souvent sollicitées. Le fabricant a également remplacé les traditionnelles clefs de mise en route des machines par le système DMG SmartKey. Bien plus qu’une simple sélection du mode opératoire, ce système accorde des autorisations personnalisées aux utilisateurs incluant par exemple, des droits d’accès appropriés et la configuration individualisée de la commande numérique. C’est une nouvelle vision accueillante et performante de l’usinage que le groupe Gildemeister entend défendre avec conviction.

 
Extrait de l'article paru dans Machines Production 856 du 28/09/07, page 33.
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