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Michel Pech Directeur de publication délégué |
Les mots d’Allemagne
Rentrant de l’EMO de Hanovre, les premiers sentiments du visiteur français oscillent entre déception, étonnement et satisfaction. Rappelons tout d’abord que l’EMO désigne l’exposition mondiale de la machine-outil et de son environnement. Elle se déroule tous les deux ans, avec une alternance entre Hanovre (deux fois sur trois) et Milan (une fois sur trois), depuis que le cecimo – Comité de Coopération des Industries de la Machine-outil – a décidé de supprimer l’alternance française. La prochaine édition se tiendra donc à Milan en 2009. La déception du visiteur de l’édition 2007 tient d’abord à l’absence de visiteurs français. En particulier dans les halles d’outillage, les industriels de l’hexagone ont brillé par leur absence. A leur décharge, il faut dire qu’il était très difficile de trouver un interlocuteur parlant notre langue et que les documentations étaient soit en allemand, soit en anglais. L’étonnement vient ensuite, devant la démesure d’une telle exposition. Elle démontre toujours la vivacité du secteur de l’usinage et les capacités d’innovation des exposants en général et des fabricants d’outils, en particulier. Enfin, la satisfaction domine le tout. Satisfaction d’avoir découvert de nouvelles solutions de performances, des matériaux, des outils, des concepts qui permettront à ceux qui les utilisent de développer toujours mieux leurs entreprises.
Satisfaction encore d’avoir rencontré quelques industriels français dynamiques, qui investissent en sachant que rien n’est jamais acquis. En conclusion, même s’il est évident que les exposants de l’EMO de Hanovre sont avant tout attentifs à leur clientèle allemande, cette exposition mérite toujours son titre de mondiale, pour les tendances qu’elle révèle dans le domaine de l’usinage. Grâce à elle, la rédaction de Mach’Pro a pu compléter utilement ce guide annuel des nuances de coupe et continuera dans ses prochaines éditions. Grâce à elle, beaucoup ont pu constater que les valeurs industrielles revenaient à la mode, pour leur pérennité à long terme. Grâce à elle, les 38 exposants et les quelques centaines de visiteurs français ont pu confronter leurs idées à celles du plus grand marché de l’usinage européen, voire mondial. Et même si les mots sont allemands, l’EMO reste la plus grande exposition internationale de l’outil coupant et de la machine-outil. Dans tous les termes.
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