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Michel Pech Directeur de publication délégué |
L’affaire de tous
Si c’est vrai dans les grandes entreprises, cela devient vital dans les PMI de sous-traitance en mécanique industrielle : La compétitivité concerne l’ensemble du personnel, depuis la direction, les cadres mais aussi les régleurs, opérateurs et techniciens de fabrication. On le voit par quelques exemples dans cette édition de Machines Production, où l’inventivité des professionnels contribue directement à l’organisation, à la maîtrise des flux, à la meilleure exploitation d’un parc-machines. Lorsque tous et chacun participent à la chasse aux temps morts, à la réduction des gaspillages, à l’augmentation des taux de rendement, c’est toute l’entreprise qui en est plus forte. Que ce soit grâce à une astuce de serrage de pièces, à l’affûtage mieux organisé des outils coupants, au rangement et à l’organisation claire des ateliers ou à l’invention d’une nouvelle forme d’usinage, chaque acteur de l’entreprise en construit la performance. Une culture d’entreprise tournée vers l’amélioration permanente fait alors reculer le spectre de la compétition internationale, pour entrer dans le cercle vertueux d’une plus value croissante par employé. Afin de marquer sa volonté d’entrer dans cette voie, la Direction doit bien sûr mettre en place les mécanismes de reconnaissance de cette participation individuelle à l’action collective. Car une entreprise faisant appel à l’intelligence de chacun doit savoir reconnaître celle-ci, en inscrivant son action dans la transparence et la communication.
La pression hiérarchique n’est alors plus de mise, remplacée par le dialogue et la concertation efficace, pour des décisions rapides et acceptées. En tenant compte des compétences de chacun, des résistances au changement aussi bien que des capacités d’initiative, toutes les parties prenantes doivent pouvoir se positionner dans une telle dynamique, s’y engager volontairement ou renoncer à l’entraver. Les rapports humains évitent alors les affrontements destructeurs et dépassés pour entrer dans une phase créatrice, respectueuse du rôle de chaque employé dans l’harmonie globale. Lorsque cette démarche est étendue à ses fournisseurs et clients, les partenariats engagés ont de grande chance d’être vraiment gagnants. Comme toute idée de la perfection, celle-ci peut apparaître comme utopique ou angélique. Mais le propre d’un objectif n’est-il pas d’être le plus ambitieux possible, pour s’en approcher au mieux ? Toujours est-il que les entreprises françaises de mécanique industrielle qui résistent le mieux à la pression internationale font preuve de cette intelligence technique, économique et culturelle. Elles savent que la compétitivité c’est l’affaire de tous.
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