|
Michel Pech Directeur de publication délégué |
Les valeurs sûres
Baisse de la bourse, effondrement des subprimes et scandales financiers agitent ce début d’année, laissant supposer que notre destin à tous dépend uniquement de Wall Street. Et bien non, au contraire. L’éclatement des bulles spéculatives est même plutôt une bonne nouvelle pour l’industrie. Pourquoi ?
Parce qu’enfin les banquiers et autres politiques constatent que tout ce qui brille n’est pas d’or. Ils savent enfin qu’il vaut mieux baser sa confiance sur une activité génératrice de plus-value réelle, plutôt que sur des indices de cotations plus qu’incertains. Ils voient que, du côté bourse, tout s’effondre car tout est basé sur le risque que certains prennent en le cachant, pour que d’autres le finance sans le savoir. Pendant ce temps l’industrie conçoit, transforme, génère des valeurs concrètes, répondant à des fonctions utiles à l’activité humaine.
Côté industrie, tout se renforce car, si le retour sur investissement est ici plus modeste, il est aussi plus sûr et pérenne. Dans le décolletage par exemple, ce sont les sociétés familiales qui se portent bien, alors que celles passées dans les mains de fonds de pension sont exsangues, pour les mêmes raisons de profit aveugle à court terme. Le Simodec prochain – dont cette édition fait un large écho – devrait d’ailleurs démontrer la force de ce secteur. En investissant dans les machines-outils, dans la formation des hommes et dans l’organisation des entreprises, les décolleteurs démontrent que leur activité reste une valeur sûre. C’est sur de telles activités qu’il faut investir. Pour le long terme.
|