Edito du numéro 870 du 30/05/08
Michel Pech
Directeur de publication délégué

Dans l’atelier, j’écris ton nom : Qualité

Les procédés de fabrication mécanique conduisant à la réalisation de pièces conformes au plan, dans un coût minimum et un délai optimum, sont souvent complexes. Ils mettent en œuvre des machines, des outils, des systèmes de positionnement et de serrage, des lubrifiants, sans oublier les divers traitements thermiques et opérations annexes de finition.
Chaque étape, chaque ligne d’une gamme de fabrication contribue ainsi directement à l’obtention d’un produit répondant parfaitement à son cahier des charges, dans le respect des tolérances imposées par sa fonction.
Théoriquement, si les moyens, les méthodes et la matière ont bien été prévus, simulés et utilisés, le résultat devrait être correct. Mais les aléas, les distorsions thermiques, les usures d’outils, les défauts de matières, les variations de traitements obligent à divers contrôles géométriques et physiques dès le lancement d’une série, en-cours et en final.

Les moyens existent aujourd’hui, permettant d’intégrer ces vérifications au plus près de l’endroit de production. Il est possible de les automatiser, en instaurant un dialogue avec les commandes numériques, pour une correction immédiate en cas de variation.
Si d’énormes progrès ont été faits dans ce sens, il convient de rappeler qu’une machine-outil ou un robot ne peut assumer cette tâche que dans la limite de ses dispersions en positionnement.
Bien qu’elle ait aussi ses propres incertitudes de mesure, le meilleur juge en géométrie reste la machine à mesurer tridimensionnelle, avec ou sans contact.
Profitant aujourd’hui d’une intelligence logicielle puissante, la MMT intègre désormais l’atelier dans des locaux souvent climatisés, afin de se rendre disponible à tout instant et dans les meilleures conditions.
L’investissement paraît parfois improductif, mais contribue pourtant directement à la réalisation concrète de la plus-value créée en fabrication. Si cela paraît évident, rappelons tout de même que seules les pièces mécaniques conformes profitent aux entreprises. Non seulement la non-qualité coûte directement à la société qui en est cause, mais elle grève aussi durablement ses relations avec le client final. C’est pourquoi Mach’Pro publie aujourd’hui ce guide biennal des machines à mesurer tridimensionnelles. Pour qu’avec celles qu’ils pourront ainsi choisir, tous les mécaniciens de France et de Navarre puissent inscrire fièrement la qualité au cœur de leur atelier.

 
Extrait de l'article paru dans Machines Production 870 du 30/05/08, page 3.
Copyright SOFETEC 2008 - 2012