Edito du numéro 880 du 30/01/09
Michel Pech
Directeur de publication délégué

Histoire de paniers et d’oeufs

Il est parfois intéressant de se rappeler quelques dictons issus de la sagesse populaire. Ainsi, ne pas mettre tous les œufs dans le même panier apparait aujourd’hui comme une garantie de survie à beaucoup.
Que ce soit à propos de placements financiers douteux ou concernant l’orientation mono-marché d’une entreprise – l’automobile par exemple –, diversité apparait comme rimant bien avec sûreté.
Pour les sociétés de sous-traitance, il est toujours dangereux de dépendre d’un seul secteur, encore plus d’un seul client. Sans qu’aucune règle ne puisse vraiment être établie, le fait de travailler pour au moins trois secteurs différents permet de s’appuyer sur les uns quand l’autre faiblit.
Aujourd’hui, le secteur de l’énergie, celui des transports ferroviaires, le médical ou encore l’aéronautique sont porteurs alors que l’automobile connait des jours difficiles.


Pour les entreprises fabriquant leurs propres produits, le challenge est identique et ce n’est pas nouveau. Pour preuve, cette grande société leader dans la machinerie textile depuis très longtemps qui a réussi ce pari. Subissant les crises mondiales du secteur tous les dix ans, elle a ouvert son activité aux raccords hydrauliques et pneumatiques dans les années 50, puis à la robotique en 1980. L’excellence de son savoir-faire dans les métiers de la mécanique a permis une telle évolution.
Car la diversification est possible seulement grâce à la maîtrise complète d’un métier. Quels qu’ils soient, tous les secteurs exigent désormais un rapport prix-qualité-délai du meilleur niveau. Les moyens techniques existent pour satisfaire ces besoins. Là encore, l’investissement dans un parc-machines de dernière génération, multifonctionnel et polyvalent, favorise les évolutions décisives. L’automatisation des moyens de préhension, dont il est fortement question dans cette édition, permet également de renforcer compétitivité, qualité et réactivité.
La formation des hommes constitue l’axe central d’une telle orientation.
Enfin, la communication avec ces nouveaux marchés doit être pensée avec des professionnels du marketing, organisée et suivie afin de générer des retours à moyens et long termes.
C’est ainsi qu’en ne mettant pas tous ses œufs dans le même panier, les chances sont plus grandes d’en amener une grande partie à bon port, quelles que soient les perturbations rencontrées.

 
Extrait de l'article paru dans Machines Production 880 du 30/01/09, page 3.
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