de l’activité industrielle a mis en péril de nombreux fournisseurs, et fragilisé la trésorerie de tous les autres.
Chacun a pris diverses mesures, les plus prévoyants tentant de préserver leurs forces vives.
Or, en ce début d’automne, quelques signes d’embellissement apparaissent.
Il convient de les accompagner sans excès d’optimisme, mais avec détermination.
Car, s’il est une leçon à tirer des 12 derniers mois, c’est bien l’interdépendance de tous les secteurs. Même les entreprises les mieux portantes, agissant dans le nucléaire ou le transport ferroviaire par exemple, pourraient connaître à leur tour des difficultés, si leurs propres fournisseurs disparaissaient faute de commandes.
Où trouver ensuite les outils qui convenaient si bien, les techniciens qui connaissaient les meilleurs paramètres de coupe, le stock des distributeurs les plus proches ?
Comment investir si des constructeurs exsangues ne peuvent plus répondre à un redémarrage d’activité ? Quels importateurs auront su garder leurs techniciens et commerciaux pour accompagner une reprise probable ?
Une remontée progressive constitue donc la meilleure chance de l’industrie, pour que tous et chacun puissent à nouveau entrer dans le cercle vertueux d’une croissance contrôlée.
Pour ce faire, le secteur bancaire doit être le premier accompagnateur d’un tel mouvement. En soutenant l’industrie et ses fournisseurs, les banques renforceront leur propre potentiel de croissance. L’Etat et ses administrations sociales
et judiciaires doivent aussi préserver l’avenir des contribuables, en continuant d’amortir les chocs les plus rudes.
Si personne n’enfonce la tête de son voisin sous l’eau, si chacun cherche à préserver la vitalité de son secteur, de ses fournisseurs et de ses clients, alors cet automne sera sûrement en pente douce.
Dans le bon sens.