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Michel Pech Directeur de publication délégué |
Industrialisation et gestion des outils coupants
Ce guide annuel des outils coupants et abrasifs constitue l’occasion idéale de rappeler quels gains ceux-ci peuvent générer. Tout d’abord, rappelons le dicton populaire : « un bon ouvrier doit toujours avoir de bons outils, savoir où ils sont et comment les utiliser ». Disposer des bons outils aujourd’hui implique de travailler avec les fournisseurs les mieux à même d’écouter, d’analyser et de conseiller utilement l’usineur, en fonction de ses divers besoins. Mais pléthore de conseils nuit parfois et le nombre de fournisseurs ne peut être exhaustif. Le travail avec un ou deux distributeurs régionaux permet souvent de rationaliser ses approvisionnements efficacement, lorsque le service et la technique font partie de leurs compétences. Ensuite, pour savoir où sont les outils dans l’entreprise, il convient d’adopter une attitude résolument industrielle, en gérant rigoureusement les achats, les stocks et le suivi de la vie des outils.
Car une bonne gestion peut faire chuter le poste outillage de plus de 30% en évitant les stocks sauvages et les défauts d’approvisionnement. Accessoirement, la revente du carbure usagé constitue un revenu non négligeable. Enfin, en sachant pourquoi et comment est utilisée chaque arête de coupe, en mesurant la durée de vie de ses outils, le bon gestionnaire sait faire progresser leur utilisation. Les méthodes pour déterminer les meilleurs paramètres de coupe existent depuis de nombreuses années et ne sont que trop peu utilisées en France. Pourtant, les entreprises qui s’appuient sur le couple outil-matière, tout en surveillant la fréquence vibratoire de leurs machines et utilisant le bon lubrifiant aux meilleurs débits et pressions, savent le profit qu’ils peuvent obtenir de procédures claires pour tous. Le préréglage hors des machines, la simulation d’usinage, la mesure par laser intégrée aux machines, les magasins d’outils suffisant pour recevoir des outils jumeaux, sont les corollaires indispensables d’une telle organisation. En tout cas, le temps de l’empirisme est terminé pour tous. Seules les méthodes d’industrialisation les plus poussées permettent de produire une qualité conforme dès la première pièce. Contrairement à ce que beaucoup pensent, ce raisonnement d’industrialisation n’est pas réservé aux grandes structures. Il est d’autant plus important pour les petites et moyennes entreprises de mécanique. Car l’industrialisation et la bonne gestion de leurs outils sont les conditions indispensables pour retenir leurs donneurs d’ordres et en conquérir de nouveaux. Tout au long de l’année, la rédaction de Mach’Pro en décrit de multiples exemples. A suivre sur le chemin de l’industrialisation.
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