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Michel Pech Directeur de publication délégué |
Cherchant toujours, trouvant un peu
Publié en avant première du salon de l’affûtage Aff’Tech, cette édition de Mach’Pro traite à la fois d’enlèvement de copeaux à l’outil et à la meule, de tournage-fraisage aussi bien que de rectification. Trop discrète, l’électroérosion prouvera bientôt ses capacités à faire ce que d’autres ne savent pas réaliser. Le laser ou le jet d’eau, le soudage laser et Mig-Mag, s’allient pour compléter les moyens de réaliser des composants mécaniques à la fois plus sophistiqués, plus miniaturisés et plus intégrés. L’intelligence numérique de la CFAO couvre toutes ces techniques, pour devenir l’élément indispensable de conduite de machines-outils aux axes numérisés de plus en plus nombreux. Mais, depuis que l’Homme dispose de plusieurs outils pour réaliser le même travail, une question récurrente se pose : Quel est le meilleur moyen pour réaliser un travail donné ? Car, si les techniques sont multiples, les résultats attendus se révèlent également divers, aussi nécessaires au bon fonctionnement du produit qu’indispensables à sa bonne mise sur le marché.
La qualité, le prix, le délai constituent trois piliers sur lesquels l’acheteur s’appuie, afin de déterminer à quel fournisseur il va s’adresser. Les moyens utilisés permettront, en principe, d’obtenir la meilleure quintessence d’exigences parfois antinomiques. Ainsi, un tour multibroche permet de produire des pièces en très grande série à des coûts d’obtention imbattable, tandis qu’une rectifieuse universelle autorise la fabrication extrêmement précise de géométries complexes en petite à moyenne quantité. La disponibilité, donc le délai de délivrance de ces pièces, dépend de l’organisation de l’entreprise qui les met en œuvre. Si l’acheteur cherche à obtenir des pièces très précises à des coûts économiques et dans les meilleurs délais, le choix se restreint considérablement. L’intelligence humaine, la science des constructeurs de machines-outils, le savoir-faire des fabricants d’outils et d’équipements, contribuent à faire évoluer en permanence ces paradigmes. Le choix de l’une ou de l’autre technique ne peut donc jamais être figé. Telle pièce hier produite par tournage, puis fraisage, puis rectification, peut être finie aujourd’hui en un seul montage sur un tour-fraiseur, ou sur un centre multifonctionnel de rectification. Tel outil auparavant taillé sur une machine manuelle coûte trois fois moins cher maintenant en affûtage cinq axes robotisé. Telle forme alliant un grand diamètre et un petit moyeu est désormais plus économique en soudant deux éléments par laser qu’en le taillant dans la masse. Tel composant bénéficie quelque part de l’électroérosion par enfonçage pour sa production en série, faite jour et nuit sans surveillance. Personne ne détient de vérité absolue. Seuls les professionnels qui la cherchent en permanence s’en approchent… un peu. Avec Machines Production, c’est en cherchant qu’on devient trouvant. Bonne lecture
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