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Michel Pech Directeur de publication délégué |
Il n’y a pas de mauvaise machine-outil…
Cette affirmation devrait en faire bondir plus d’un, et pourtant elle se révèle largement vérifiable. Pour une machine-outil comme pour tout équipement de production, tout part du cahier des charges. Ainsi, il est possible de dire qu’un cahier des charges n’a pas été suffisamment pensé, voire mal défini. Mais, si la machine-outil répond complètement et précisément au cahier des charges ayant motivé son achat, elle convient forcément à ce qu’on attend d’elle. A moins qu’un acheteur, ou un responsable de l’investissement quelconque, ait rogné sans vergogne sur le prix d’achat et/ou d’entretien. Alors, il est fort possible que la machine choisie soit faite pour un autre cahier des charges. Par exemple pour des pièces plus légères, pour une utilisation moins intensive, pour une précision moindre, pour un service externe moins important.
Alors, faute d’être utilisée à sa juste valeur, la machine-outil en question va enlever moins de copeaux, produire des pièces limites en qualité, tomber plus souvent en panne, subir un SAV moins bien organisé. La machine n’est alors pas mauvaise en soi, mais elle est n’est pas utilisée pour ce quoi elle a été conçue et construite. Dans ce cas, (qui n’arrive que chez les autres, bien sûr !) on se rappellera un peu tard que la première fonction d’une machine-outil est de produire de la valeur ajoutée en permanence. On se dira aussi que la machine la plus économique à l’achat est celle qui produit des pièces bonnes 24h sur 24h, 7j/7j et 365j par an. On calculera que 100 000?€ divisé par 8?760h font un taux horaire de 11?€ , tandis que 50 000?€ divisé par 1?870h donnent 26?€. On comprendra que les bons ouvriers préfèrent travailler sur des machines-outils du meilleur niveau, pour le travail qu’on leur donne. Et on ne parlera plus de mauvaise machine-outil, mais d’investissement erroné. Ces considérations doivent être gardées en mémoire avant de consulter les guides des machines-outils à commande numérique de cette édition de Machines Production. Ils ont été épurés, simplifiés et concentrés, afin de permettre une lecture plus rapide et de déceler plus facilement les machines correspondant à son propre cahier des charges. L’an prochain, de nouveaux questionnaires, accessibles directement par notre site internet www.machpro.fr, permettront une réponse aisée et très large de la part des constructeurs, importateurs et distributeurs nationaux de ces machines. Ces guides, unique en France, permettent ainsi une première sélection rapide, le guide des fournisseurs en fin de numéro devant ensuite être utilisé pour de plus amples renseignements. Car la meilleure machine du monde ne peut donner que ce que lui permettent les hommes qui l’utilisent. En souhaitant à nos lecteurs de toujours trouver les bonnes machines-outils, grâce à ce numéro exceptionnel de Mach’Pro… pour leurs besoins réels.
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