|
Michel Pech Directeur de publication délégué |
Encore un effort !
Les exposants de la région Rhône-Alpes à l’EMO de Hanovre représentent le tiers des français présents. Bravo. Mais il n’y a que 33 exposants français à la mondiale de la machine-outil. Moins bien. Même les tchèques sont plus nombreux (35) ! Cela montre le niveau de désindustrialisation de la France d’une part. Cela prouve aussi le manque de dynamisme commercial de ceux qui restent, d’autre part. Par contre, cela rassure de savoir que c’est moins pire dans notre région, qu’ailleurs dans l’hexagone. C’est encore là d’où peut partir l’étincelle du renouveau. En tout cas, la visite de quelques industriels locaux, relatée dans cette édition, tend à prouver qu’ils ne restent pas les deux pieds dans le même sabot. Plusieurs investissement d’exception démontrent qu’il est possible de produire dans notre pays des pièces mécaniques, des composants et des ensembles à haute valeur ajoutée, en étant concurrentiel avec les pays les plus low-cost qui soient.
Une nouvelle culture est – peut-être – en train de s’installer, qui touche aussi bien les politiques que les enseignants. Il suffirait d’une campagne de communication bien faite pour que les ados et leurs parents trouvent l’industrie assez séduisante pour envisager d’y faire carrière. Lorsque la productique attirera plus nos enfants que la sociologie, la banque ou les loisirs, le challenge d’un pays à nouveau industriel sera en passe d’être remporté. Car l’avenir passe par cette jeunesse qui reste à mobiliser. Le chemin est difficile, mais pas désespéré. Il suffit parfois d’un athlète en IUT comme Lemaitre ou d’un rugbyman-entrepreneur comme Nallet pour faire basculer la tendance. Un effort supplémentaire des responsables professionnels et politiques peut faire le reste. En Allemagne ou en Suisse, personne ne se pose plus la question sur la nécessité vitale d’une industrie dynamique. On l’a encore vu à Hanovre.
|