Edito du numéro 931 du 15/11/11
Michel Pech
Directeur de publication délégué

Les bons ingrédients, pour la bonne recette

Pour le mécanicien, la lubrification d’usinage s’apparente souvent à une cuisine dont il ne maîtrise pas tous les paramètres. Pour n’importe quel néophyte en mécanique, le travail des métaux lui-même tient d’une alchimie extraordinaire, permettant à la matière brute d'être transformée en avions, voitures, montres, éoliennes ou appareils mécatroniques divers.
Les uns et les autres ont raison, tant le nombre de paramètres intervenant dans la transformation des métaux, alliages et composites est important. Chacun d’entre eux joue un rôle précis et, si l’un d’entre eux est modifié, tous les autres en sont affectés.
Ainsi, l’évolution des lubrifiants vers la chimie « verte », la haute pression de
lubrification ou/et la micro pulvérisation, impliquent des modifications importantes des paramètres de coupe.

A l’EMO, une lubrification cryogénique est apparue, sensée même révolutionner la manière de travailler le métal.
Sans présager de données encore inconnues à ce sujet, la
lubrification apparaît clairement comme un élément essentiel de compétitivité. Dans le couple outil-matière, c’est l’ingrédient devenu mature, celui qui permet de lier tous les autres, depuis l’outil coupant ou la broche de la machine jusqu’à l’état de surface des pièces, en passant par la rapidité et la qualité de leur réalisation finale. Plus encore, certains industriels privilégient par exemple l’huile entière afin de préserver la durée de vie de leurs machines. Le lavage des pièces, l’essorage et le briquetage des copeaux,
le traitement des copeaux constituent des postes d’économies non négligeables pour les entreprises.
Si l’on regarde de près les bilans des entreprises, la bonne gestion de l’environnement ainsi défini permet souvent de dégager une marge en fin d’année, ou pas.
En exergue, l’information fournie par la revue Machines Production devient un véritable livre de recettes pour confectionner la meilleure cuisine possible. Dans chaque édition, plusieurs dizaines de solutions techniques, les témoignages d’usineurs sur leurs succès, l’avis d’experts, d’universitaires ou de fournisseurs participent à la construction du savoir-usiner de ses lecteurs. Consciente de cette responsabilité, toute l’équipe rédactionnelle se tient à l’écoute de vos propres recettes, afin de concocter toujours la meilleure cuisine française de la mécanique.
Celle qui apporte une bonne recette aux entreprises qui nous lisent.

 
Extrait de l'article paru dans Machines Production 931 du 15/11/11, page 3.
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