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Michel Pech Directeur de publication délégué |
Revenir aux fondamentaux
En cette fin d’année 2011, le temps des bilans est venu. Côté technologique, les analyses bimensuelles de la revue Machines Production montrent une progression constante de l’usinage multifonctionnel, multiaxes et multi faces. Le principe de finir une pièce complètement sur une seule machine-outil s’affirme, quelle que soit la complexité de la pièce, pour des dimensions de plus en plus importantes. L’automation des moyens de production en séries aussi bien qu’en fabrication unitaire, est devenu vitale pour la compétitivité, la qualité et la réactivité des entreprises. La programmation automatisée, la simulation, le contrôle in-situ et la maintenance à distance en sont les corollaires indispensables. La communication moderne, par l’internet, à l’aide de tablettes et Smartphone, sur les réseaux professionnels ou même sociaux, prend sa place dans l’industrie mécanique. Pour la gestion et la conduite de moyens de fabrication coûteux et sophistiqués, les compétences humaines doivent être à la fois plus ouvertes et toujours très spécialisées.
Le renouvellement d’une génération de professionnels implique la mobilisation de toutes les ressources locales, régionales et nationales. Responsables politiques, cercles familiaux, filières de l’enseignement prennent conscience progressivement de l’intérêt des métiers de la mécanique. Tant sur le plan de l’épanouissement personnel que sur l’évolution possible de carrières porteuses, les métiers de la mécanique offrent d’évidentes opportunités. Côté économique, la nécessité de renforcer et d’activer les leviers fondamentaux de création de la valeur apparait de plus en plus stratégique. Ces leviers se trouvent principalement dans les activités manufacturières du secteur secondaire, liées à la transformation des matières premières, dont la mécanique fait partie. Le secteur tertiaire, dont la finance, a pour fonction de réaliser les plus-values créées dans les secteurs primaire et secondaire, notamment en prêtant de l’argent aux industriels pour leurs investissements. Une industrie forte, soutenu par un enseignement technique diversifié, depuis l’apprentissage jusqu’aux écoles d’ingénieurs, exportant dans le monde entier, participe ainsi directement à la richesse nationale. A moyen et long terme, les secteurs primaires et secondaires sont les meilleurs soutiens du désendettement et de la santé d’un pays. A court terme, les spéculateurs et les agences à leur service couvrent ces évidences avec un bruit médiatique assourdissant. Lorsque le monde de la finance sera aussi revenu aux fondamentaux, il se portera à nouveau caution des vraies valeurs ajoutées. En espérant ce jour proche, toute l’équipe de la revue Machines Production souhaite une excellente année 2012 à ses lecteurs et leur famille, ainsi qu’à tout le secteur mécanique.
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