Edito du numéro 935 du 15/02/12
Michel Pech
Directeur de publication délégué

Industrie et petites entreprises

Après une édition difficile en 2010, le salon Simodec 2012 ouvre ses portes sous des auspices nettement meilleurs. Malgré les annonces permanentes de la fin de l’Europe économique, l’industrie se porte bien et n’a jamais autant été choyée par tous.
Politiques et médias grands publics intègrent progressivement l’utilité d’une industrie forte pour tout le pays.
Ouvriers et employés comprennent que l’investissement bien compris favorise l’emploi et les salaires.
L’apprentissage trouve grâce aux yeux d’un nombre croissant de familles, voire d’enseignants. Certains commencent même à se rendre compte d’une certaine évolution du travail du métal depuis Zola.
Bref, la réalité industrielle et son image tendent à se rejoindre.
C’est une chance et le secteur du décolletage est en train de la saisir.

Grâce à des acteurs dynamiques – que ce soit en termes économiques, techniques et géographiques – les entreprises peuvent innover, former des jeunes, investir, exporter et transmettre leur patrimoine industriel.
C’est une bonne nouvelle, avant tout pour les petites entreprises, constituant le véritable terreau sur lequel peut croître
un grand pays autonome et libre.
Il suffit de relire l’histoire industrielle de tous les pays développés, pour se rendre compte de cette vérité : Toutes les grandes aventures humaines ont commencé par l’initiative d’un homme, d’une famille ou d’un petit groupe humain. Il en est de même pour l’électricité, l’automobile ou l’aviation.
Les champions nationaux Citroën, Peugeot ou Renault ont débuté leur parcours dans un garage.
Cet espoir est aujourd’hui toujours possible et les grandes entreprises de 2020 ou 2050 sont peut-être en train de naître aujourd’hui.
Une visite au Simodec ou sur un autre salon, la lecture d’un article, la découverte d’une innovation, la naissance d’une idée peuvent déclencher de telles naissances.
La curiosité, l’ouverture d’esprit et l’inventivité restenten tout cas le ferment de leur croissance.
C’est aussi grâces au dynamisme des PMI que les grandes entreprises donneuses d’ordres peuvent prospérer.
C’est pourquoi la rédaction de Machines Production témoigne encore et toujours de la réussite de telles entreprises, opiniâtres dans la formation des hommes, courageuses dans leurs investissements,
audacieuses dans leur conquête des marchés.
L’avenir leur appartient.

 
Extrait de l'article paru dans Machines Production 935 du 15/02/12, page 3.
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