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MultiMeca usine dur avec YCM

SUMITOMO ELECTRIC HARTMETALL - MultiMeca usine dur avec YCM

Le métier d'outilleur-matriceur a fortement évolué au cours de ces dernières années. L'usinage dur a remplacé l'érosion par enfonçage dans la majorité des applications. Mais quelles sont les ...

conditions pour le faire ? Des réponses sont apportées ici par un sous-traitant spécialiste en grands outils à suivre et outils de découpe-emboutissage sur presses transfert.
 
MultiMeca a été créée à Amiens en 1987 par Daniel Boutry, mouliste de son état. En 2004, Vincent et Valérie, ses enfants, reprennent la société avec la volonté de se positionner sur la fabrication d'outils de découpe et emboutissage à haute valeur ajoutée. C'est aujourd'hui chose faite, avec des clients prestigieux dans l'automobile et chez ses équipementiers. Avec 25 professionnels, la société réalise une dizaine d'outillage par an pour 2,7 millions de CA. Mais comment en sont-ils arrivés là ? Choisir le bon investissement MultiMeca est spécialiste de pièces découpées et embouties de révolution, réalisées principalement dans des aciers traités et aciers à ressort. Une presse 650 tonnes Spiertz permet les essais des outillages et la fabrication de présérie. A ses côtés, un centre de découpe laser Bystronic assure la fabrication de pièces prototypes. Côté fabrication, les machines-outils à commande numérique ont pris place dans l'atelier MultiMeca dès l'origine. Electroérosion par fil et enfonçage, centres d'usinage, tours CNC, rectification par coordonnées et plane constituent encore aujourd'hui l'essentiel du parc-machines. Depuis la reprise par la seconde génération, l'investissement a été orientée plus particulièrement vers l'usinage dur "Aujourd'hui, l'érosion par enfonçage est devenu presque anecdotique dans notre fabrication," explique Vincent Boutry, PDG de la société. MultiMeca a trouvé un partenaire de choix pour son investissement, avec le fournisseur de machines-outils LMO. Dans la gamme de l'importateur, les centres d'usinage et les tours CNC du constructeur taïwanais YCM offrent toutes les qualités requises pour assurer un usinage dur de précision, avec les outils requis. Et ils le prouvent. "Avec des outils carbure revêtus Fraisa et OSG, nous finissons nos poinçons ébauchés à 0,2 mm des cotes finies et trempés à 60-62 Hrc directement sur les centres YCM SuperMax", explique Vincent Boutry. Les centres d'usinage assurent aussi la finition des formes d'emboutissage des matrices trempées en Z38CDV5. Certaines formes circulaires sont également réalisées et affûtées sur les tours YCM SuperMax avec des outils CBN Sumitomo. "Les poinçons réalisés en usinage dur tiennent plus longtemps que ceux fait en érosion par enfonçage, car ils ne présentent jamais de microfissure en surface," explique Vincent Boutry. "Mais, il faut faire attention, car tous les centres d'usinage ne sont pas capables de faire de l'usinage dur avec la précision requise," souligne-t-il ensuite. "Un essai en sous-traitance sur un centre d'une autre marque, avec les mêmes outils et les mêmes programmes a démontré l'incapacité de ce confrère à réaliser de tels outillages". La fiabilité en plus Le premier centre YCM Supermax a pris place dans l'atelier en 2004. Lors de notre visite, il totalisait 48?555 heures de travail, avec sa broche 10 000 t/mn d'origine. Depuis 9 ans, quatre autres centres YCM SuperMax sont entrés dans l'atelier, dont le dernier, un NSV 156A en 2011. Deux tours YCM SuperMax sont dédiés au tournage dur. Lors de notre visite, l'un d'entre eux affûtait une matrice d'une dureté de 56?Hrc sur une forme circulaire comportant des trous. Travaillant aux chocs, les outils CBN Sumitomo assuraient l'usinage sans la moindre trace de fatigue ni d'écaillage, pour une géométrie et un état de surface identiques à la rectification. Afin d'utiliser les machines YCM au maximum de leurs possibilités, toutes ont été commandées avec le package toutes options. Ainsi, outre évacuateur de copeaux, réfrigération armoire et lubrifiant, elles offrent l'arrosage au centre haut débit et déshuileur, entre autres. Au-delà de leurs qualités intrinsèques, leur fiabilité est largement soulignée par l'utilisateur. "Depuis le premier investissement dans la marque YCM, nous n'avons jamais eu besoin du SAV de l'importateur LMO, seulement parfois de ses conseils", affirme Vincent Boutry. Cette confiance s'est traduite par l'achat d'un centre vertical pendulaire de 3 500 x 1 000 x 700 mm Hedelius C100, également importé en France par LMO. Il sert à la réalisation des colonages des plaques de support matrice et porte-poinçon. Là encore, la précision dans le volume de cette machine garantit la fabrication dans les tolérances, sans aucune retouche. Sa puissance (55 kW) et sa rigidité autorisent les usinages les plus difficiles en ébauche. A titre d'exemple, le chef d'atelier cite le perçage direct de trous de diamètre 50 mm avec outils à plaquette dans des plaques en 40CMD8 et 55NCDV7. Visités tous deux récemment par la rédaction de la revue Machines Production, les constructeurs Hedelius et YCM ont en commun la rigidité de leurs bâtis, la qualité apportée à la mise en géométrie des éléments, la précision de broche et le contrôle par règle des déplacements. "Nous avons choisi d'importer des machines précises et fiables, apportant une valeur ajoutée constante à nos clients, sans besoin d'un SAV lourd," explique Antoine Deleporte, PDG de la société LMO. Celas se vérifie chez MultiMeca. Des machines et des hommes Pour atteindre ces bons résultats, MultiMeca investit entre 8 à 10% par an de son CA en machines-outils. Le prochain investissement va être réalisé dans un centre de rectification Hauser rétrofité par la société Muller Machines France, qui reprend l'ancienne machine Hauser dont les composants électroniques sont devenus obsolètes. Une CAO Catia V5 et 5 licences de CFAO Missler assurent du bon interfaçage entre les besoins de conception des clients et ceux de la programmation en atelier. La société investit également dans ses professionnels, formés en interne par les plus anciens. Responsables entièrement de leur fabrication, les outilleurs travaillent en 2x8 et gèrent la fabrication autonome de nuit, pour les usinages longs, par exemple. La vente d'un outil à suivre en Chine démontre qu'ils savent réaliser des produits de qualité, au prix du marché mondial. Société familiale indépendante, MultiMeca prouve ainsi que la réussite industrielle est possible en France. Elle implique de savoir investir dans les bonnes machines, de former les bonnes compétences et de posséder une motivation à toute épreuve.

Sumitomo renforce sa gamme de nuances CBN pour le tournage dur des aciers

SUMITOMO ELECTRIC HARTMETALL - Sumitomo renforce sa gamme de nuances CBN pour le tournage dur des aciers

La nuance CBN de type "Sumiboron" BN2000 récemment développée par Sumitomo est dotée d'un liant céramique de haute pureté. Cette nuance non revêtue améliore la résistance à l'usure et aux chocs. Les ...

durées de vie s'en trouvent stabilisées, aussi bien en coupe continue qu'interrompue. L'équilibre est assuré entre la résistance à l'usure et à la rupture. Tenace et présentant une faible cratérisation, cette nuance également robuste améliore aussi les états de surface et les fiabilise grâce à des géométries d'arêtes fines ou vives. Les conditions de coupe sont optimisées dans une fourchette de vitesses située idéalement entre 80 m/mn (50 m/mn mini) et 120 m/mn (200 m/mn maxi). Celle des avances varie de 0,03 à 0,2 mm/tr pour des profondeurs de passe de 0,03 à 0,2 mm. La société indique qu'en coupe aux chocs avec un acier de type 15CrMo5 traité à 58/62 HRc lors de l'usinage dur d'une gorge poly-V, une plaquette CNMA 120408 NU2 BN2000 utilisée à 150 m/mn avec une avance de 0,1 mm/tr et une profondeur de 0,2 mm à sec, a multiplié par quatre sa durée de vie par rapport à la nuance de génération précédente.

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