opérationnelle.
"En s'équipant de machines-outils instrumentées de dernière génération, nous avons décidé de mettre l'accent sur la maîtrise du process de fabrication. Nous vérifions régulièrement les réglages de nos machines, ce qui nous assure d'une grande qualité de production", explique Thierry Docquier, gérant de Numireal. Cette entreprise créée mi-2011 par la société d'ingénierie Cadbaz pour fabriquer des pièces, outillages (porte-pièces, ferrage) et machines-spéciales (assemblage, conditionnement, manutention), produit la plupart du temps à l'unité dans des dimensions qui vont de quelques dizaines de centimètres à plusieurs dizaines de mètres, son record du moment étant établi à 48 m. La stratégie adoptée en matière de contrôle est directement liée à celle choisie pour la production, le but étant de réduire fortement les contrôles sur les pièces fabriquées. Dès lors l'accent est mis sur le contrôle en fin de fabrication, c'est-à-dire sur les structures et les machines assemblées.
Un gage d'avenir
Le modèle Edge de la gamme FaroArm dont s'est équipé Numireal couvre un volume de travail qui s'étend jusqu'à 2,7 m, avec une répétabilité de 0,064 mm. "Faro a été le plus réactif et il s'est intéressé de près à notre besoin. Des techniciens de la société sont venus faire une démonstration dans nos locaux, dans notre contexte industriel", indique Xavier Muszak, responsable du site de fabrication chez Numireal, qui apprécie d'autant plus cette visite que la société, située à Carignan, près de Sedan dans les Ardennes, est géographiquement relativement isolée des autres entreprises mécaniciennes françaises. Faro a également assuré la formation de quatre personnes sur le site pendant deux jours. Au-delà des aspects théoriques, cette formation était ciblée sur les besoins de Numireal et les travaux pratiques portaient sur des cas concrets comme le réglage d'outils : comme l'entreprise est équipée de commandes numériques 5 axes et 3 axes d'Hedelius, le bras Faro Edge sert à contrôler les cotes des machines spéciales et outillages fabriqués. "Nous n'avions pas d'expérience en mesure, le bras Faro Edge nous a permis d'être immédiatement opérationnels", se réjouit Thierry Docquier, d'autant plus que l'entreprise fabrique pour le compte de sa maison-mère Cadbaz des sous-ensembles et ensembles mécaniques pour applications industrielles, notamment pour l'aéronautique et l'automobile. L'équipe a profité de cette synergie pour mettre en place une chaîne numérique complète : les cotes à contrôler sont définies directement à partir des modèles CAO de la pièce, réalisés avec Catia, sans plan papier, sur la base de l'importation des modèles dans le logiciel de mesure CAM2 Measure de Faro.
Complémentarité
Le volume de mesure peut être étendu en "leap frog", qui consiste à déplacer le socle du bras le long de la pièce, en relevant des points de référence avant et après chaque déplacement. "Mais on perd quelques centièmes de millimètres à chaque déplacement. Et quand on doit contrôler une machine qui fait plusieurs dizaines de mètres, cela finit par compter !", souligne Xavier Muszak. L'avenir est déjà envisagé et même tracé : "A terme, pour gagner du temps et être plus précis pour le contrôle des structures de grandes longueurs, nous nous équiperons d'un tracker laser ; nous savons depuis le départ que ce sera un modèle Faro car celui-ci utilise le même logiciel d'exploitation des mesures que le bras de mesure. Nous pourrons donc capitaliser sur ce logiciel et préserver notre investissement", poursuit Xavier Muszak. "Ils sont complémentaires. Avec le bras Edge et ses 7 axes, nous pouvons atteindre les points difficiles d'accès, chose impossible avec un laser tracker qui ne numérise que ce qu'il "voit"". Dans le tracker, Numireal "voit" son avenir...